Comme promis, quelques pistes d'analyse du texte de Mill sur la liberté. Bon travail.
Analyse du texte
• Evidence : il existe des problèmes entre la société et l’individu. Comment les régler ?
• Affirmation d’un principe pour y parvenir : on n’a la droit de faire usage de la contrainte que pour assurer sa protection, c’est-à-dire pour se défendre d’un tort ou d’un dommage subi (ou potentiel ?).
• Conséquence : contraindre quelqu’un « pour son propre bien » n’est pas légitime, car l’individu est souverain « sur son corps et son esprit ».
Erreurs à éviter
• Il faut illustrer le texte, mais pas transformer le devoir en énumération d’exemples.
• Ne pas oublier qu’il est toujours question du corps et de l’esprit de l’individu.
• Distinguer ce qui est de l’ordre de la contrainte de ce qui est de l’ordre de la simple remontrance.
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samedi 25 octobre 2008
lundi 13 octobre 2008
Pour débuter l'analyse d'un texte : De la liberté (Mill)
1. Lire le texte suivant trois fois (et oui, il faut commencer par cela).
Expliquer le texte suivant :
L’objet de cet essai est de poser un principe très simple, fondée à régler absolument les rapports de la société et de l’individu dans tout ce qui est contrainte ou contrôle, que les moyens utilisés soient la force physique par le biais de sanctions pénales ou la contrainte morale exercée par l’opinion publique. Ce principe veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque pour assurer leur propre protection. La seule raison légitime que puisse avoir une communauté pour user de la force contre un de ses membres est de l’empêcher de nuire aux autres. Contraindre quiconque pour son propre bien, physique ou moral, ne constitue pas une justification suffisante. Un homme ne peut pas être légitimement contraint d’agir ou de s’abstenir sous prétexte que ce serait meilleur pour lui ; que cela le rendrait plus heureux ou que, dans l’opinion des autres, agir ainsi serait sage ou même juste. Ce sont certes de bonnes raisons pour lui faire des remontrances, le raisonner, le persuader ou le supplier, mais non pour le contraindre ou lui causer du tort s’il agit autrement. La contrainte ne se justifie que lorsque la conduite dont on désire détourner cet homme risque de nuire à quelqu’un d’autre. Le seul aspect de la conduite d’un individu qui soit du ressort de la société est celui qui concerne les autres. Mais pour ce qui ne concerne que lui, son indépendance est, de droit, absolue. Sur lui-même, sur son corps et son esprit, l’individu est souverain.
John Stuart MILL, De la liberté.
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rendre compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
2. Chercher à quel(s) thème(s) philosophique(s) se rapporte cette thèse.
3. Repérer les connecteurs logiques (or, mais, donc, en effet,…) : permettent-ils de délimiter des parties, de relever des oppositions ?
4. Relever au brouillon des oppositions conceptuelles.
5. Découper le texte en parties afin de mettre au jour la structure du texte.
6. Résumer chacune de ces parties en une phrase afin d’obtenir le plan général du texte.
7. Résumer l’ensemble du texte en une seule phrase synthétique qui pourrait servir de titre : c’est la thèse de l’auteur.
8. Se demander quel est le problème ? Formuler explicitement une question implicite. Et vous avez votre problématique !
A ce moment-là, si tout va bien, vous avez compris le texte et vous avez la problématique. Je sais, ça paraît difficile, mais c’est faisable, question de volonté et d’entraînement.
Expliquer le texte suivant :
L’objet de cet essai est de poser un principe très simple, fondée à régler absolument les rapports de la société et de l’individu dans tout ce qui est contrainte ou contrôle, que les moyens utilisés soient la force physique par le biais de sanctions pénales ou la contrainte morale exercée par l’opinion publique. Ce principe veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque pour assurer leur propre protection. La seule raison légitime que puisse avoir une communauté pour user de la force contre un de ses membres est de l’empêcher de nuire aux autres. Contraindre quiconque pour son propre bien, physique ou moral, ne constitue pas une justification suffisante. Un homme ne peut pas être légitimement contraint d’agir ou de s’abstenir sous prétexte que ce serait meilleur pour lui ; que cela le rendrait plus heureux ou que, dans l’opinion des autres, agir ainsi serait sage ou même juste. Ce sont certes de bonnes raisons pour lui faire des remontrances, le raisonner, le persuader ou le supplier, mais non pour le contraindre ou lui causer du tort s’il agit autrement. La contrainte ne se justifie que lorsque la conduite dont on désire détourner cet homme risque de nuire à quelqu’un d’autre. Le seul aspect de la conduite d’un individu qui soit du ressort de la société est celui qui concerne les autres. Mais pour ce qui ne concerne que lui, son indépendance est, de droit, absolue. Sur lui-même, sur son corps et son esprit, l’individu est souverain.
John Stuart MILL, De la liberté.
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rendre compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
2. Chercher à quel(s) thème(s) philosophique(s) se rapporte cette thèse.
3. Repérer les connecteurs logiques (or, mais, donc, en effet,…) : permettent-ils de délimiter des parties, de relever des oppositions ?
4. Relever au brouillon des oppositions conceptuelles.
5. Découper le texte en parties afin de mettre au jour la structure du texte.
6. Résumer chacune de ces parties en une phrase afin d’obtenir le plan général du texte.
7. Résumer l’ensemble du texte en une seule phrase synthétique qui pourrait servir de titre : c’est la thèse de l’auteur.
8. Se demander quel est le problème ? Formuler explicitement une question implicite. Et vous avez votre problématique !
A ce moment-là, si tout va bien, vous avez compris le texte et vous avez la problématique. Je sais, ça paraît difficile, mais c’est faisable, question de volonté et d’entraînement.
Faire une (bonne) explication de texte
Généralités
L’étude de texte porte sur un texte extrait de l’œuvre d’un philosophe faisant partie de la liste des auteurs au programme. Cet extrait est précédé de la mention : « Expliquer le texte suivant : », et suivi de « La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. »
L’explication de texte est un exercice qui, d’après les textes officiels, autorise une ignorance de tout ce qui est autour du texte. Face à un texte, vous n’êtes pas censés connaître l’histoire de la philosophie. Il vous est simplement demandé de conduire une étude ordonnée du texte et d’en dégager l’intérêt philosophique. Ces deux exigences ne sont pas vraiment distinctes : une étude bien menée du texte en montre toute la richesse et prépare donc la mise au jour de son intérêt.
La méthodologie de l’explication de texte philosophique est particulière, elle ne ressemble pas à celle de la dissertation philosophique (même si elle doit en prendre la forme : introduction, parties et paragraphes, conclusion, dont l’organisation dépend de l’extrait). Il faut donc veiller à la respecter, et ne pas s’inspirer du thème développé par l’auteur pour faire une dissertation sur ce thème (Exemple : le thème traité par l’auteur est le travail. Il faut suivre et expliquer le texte sur le travail grâce à vos connaissances sur ce thème, mais il ne faut pas prendre comme appui le texte pour faire une dissertation sur le travail.)
Pour commencer, il est très important de lire attentivement le texte. Il faut avoir une lecture active dès le début et chercher à résumer le texte, en identifiant quelles sont les parties (ou moments) et quelle est la fonction de chacune dans l’argumentation du texte.
La structure du texte.
• Les connecteurs logiques (or, mais, donc, en effet,…) sont des indicateurs importants, mais ils ne délimitent pas nécessairement les grandes parties du texte. C’est le sens qui détermine les grandes articulations.
• Pour un même texte, plusieurs découpages sont possibles. Ce qui compte, c’est la manière dont vous justifiez votre découpage dans votre explication.
• Tous les cas de figure sont possibles : démonstration d’une thèse, textes narratifs, dialogues, listes, exposés sans argumentation, etc. On attend de vous que vous soyez capables d’identifier le type de texte dans sa singularité.
Il existe cependant des structures plus fréquentes que d’autres :
• Enoncé d’une thèse (paradoxale), justification par un exemple et éventuellement reprise de la thèse sous une forme un peu modifiée
• Description d’une situation concrète, induction d’une thèse générale (paradoxale), et éventuellement explication ou nouvelle illustration ou déduction d’une conséquence qui apparaît comme une seconde thèse.
Plan de travail :
• Découper le texte en parties
• Résumer chacune de ces parties en une phrase afin d’obtenir le plan général du texte.
• Résumer l’ensemble du texte en une seule phrase synthétique qui pourrait servir de titre : c’est la thèse de l’auteur.
• Chercher à quel(s) thème(s) philosophique(s) se rapporte cette thèse.
Rédaction :
• Enoncer le thème philosophique, la thèse de l’auteur et les moments successifs de son argumentation.
• Construire autant de parties que vous en avez repéré dans le texte.
• La dernière partie doit reposer sur la discussion de la thèse de l’auteur : ce n’est pas une critique, mais une mise en perspective de sa thèse (éventuellement faire appel à d’autres auteurs ayant développé une thèse différente sur le même thème).
Le but du commentaire de texte est de montrer que le texte vous donne à réfléchir. Il faut donc souligner son intérêt.
Attention
• Ce n’est pas l’auteur que vous discutez, mais le texte.
• Exercez votre esprit critique mais restez humbles.
• La discussion repose sur la problématisation du texte.
• Mieux vaut ne pas faire de discussion plutôt que de revenir à la doxa critiquée par l’auteur.
Les quatre erreurs fatales à éviter.
• Ne pas se servir du texte comme prétexte à la réflexion. C’est une erreur fréquente de s’emparer du thème du texte et de la traiter sous la forme d’une dissertation. Au contraire, le texte est le seul guide, et il convient de ne jamais s’en éloigner, ni de le détourner.
• Eviter la paraphrase, c’est-à-dire bavarder, répéter autrement, ce qui se trouve déjà dans le texte.
• Proscrire le commentaire mot à mot qui, en mettant tout sur le même plan (l’essentiel et l’accessoire), détruit le sens du texte. Un terme n’a de sens que dans son contexte et ne peut s’expliquer pour lui-même, dans l’ignorance de ce qui l’entoure.
• Ne pas se précipiter dans la critique et la condamnation systématique. Il s’agit d’abord d’épouser la pensée de l’auteur, d’en montrer toute la profondeur, avant une éventuelle prise de distance. La critique malveillante témoigne souvent d’une incompréhension de la position véritable de l’auteur.
L’introduction de l’explication de texte
Tout texte est paradoxal, c’est-à-dire qu’il s’oppose à une opinion commune, à un préjugé (ou à la thèse d’un autre philosophe). Quel est ce préjugé, et pourquoi l’auteur le dénonce-t-il, quel problème y voit-il ? Voilà ce qu’il faut exposer dès le début de l’explication, pour permettre au lecteur de savoir de quoi l’on parle et quel est le problème philosophique traité. L’introduction a donc pour fonction de présenter le paradoxe du texte.
Présentation d’une introduction d’explication de texte.
1. Une phrase générale exprimant la « doxa », l’opinion commune qui est dénoncée par l’auteur. C’est en l’énonçant que vous mettrez en place le fond sur lequel le texte étudié va prendre son relief et son sens.
2. Une phrase d’introduction au texte : par exemple : « Le texte de (…) est donc paradoxal puisqu’il nous invite à dépasser ce préjugé… ». (C’est une formulation parmi d’autres. Ce qui compte, c’est de faire ressortir l’opposition du texte au préjugé énoncé d’abord).
3. Une phrase justifiant brièvement la thèse du texte, ou soulignant la nécessité d’examiner de plus près le problème posé.
4. L’annonce du plan de l’explication : une phrase pour présenter chaque partie du texte. Par exemple :
o « Nous analyserons d’abord le premier temps du texte… » : identification de ce premier temps, son statut formel (thèse, exemple, question) et son contenu.
o « Dans un second temps… » : identification de ce second temps, statut formel et contenu.
o Etc., selon le nombre de parties selon lequel vous avez décomposé le mouvement du texte.
La conclusion de l’explication de texte.
Rédiger une conclusion doit être une suite naturelle de votre réflexion visant à faire comprendre au lecteur que vous considérez que cette réflexion a atteint sa limite. Il s’agit de rappeler le strict nécessaire pour faire apparaître cette « limite ». Vous faîtes comprendre au lecteur que vous pourriez pousser encore plus loin la réflexion, mais que cela vous entraînerait à sortir du sujet de départ.
La conclusion vient à la suite de la discussion. C’est le moment où, après avoir éventuellement critiqué le texte, vous faîtes la part des choses pour rappeler ses mérites et montrer que votre propre critique a ses limites.
La conclusion a donc pour but de formuler le résultat de votre réflexion et de l’ouvrir sur un nouveau problème possible.
L’étude de texte porte sur un texte extrait de l’œuvre d’un philosophe faisant partie de la liste des auteurs au programme. Cet extrait est précédé de la mention : « Expliquer le texte suivant : », et suivi de « La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. »
L’explication de texte est un exercice qui, d’après les textes officiels, autorise une ignorance de tout ce qui est autour du texte. Face à un texte, vous n’êtes pas censés connaître l’histoire de la philosophie. Il vous est simplement demandé de conduire une étude ordonnée du texte et d’en dégager l’intérêt philosophique. Ces deux exigences ne sont pas vraiment distinctes : une étude bien menée du texte en montre toute la richesse et prépare donc la mise au jour de son intérêt.
La méthodologie de l’explication de texte philosophique est particulière, elle ne ressemble pas à celle de la dissertation philosophique (même si elle doit en prendre la forme : introduction, parties et paragraphes, conclusion, dont l’organisation dépend de l’extrait). Il faut donc veiller à la respecter, et ne pas s’inspirer du thème développé par l’auteur pour faire une dissertation sur ce thème (Exemple : le thème traité par l’auteur est le travail. Il faut suivre et expliquer le texte sur le travail grâce à vos connaissances sur ce thème, mais il ne faut pas prendre comme appui le texte pour faire une dissertation sur le travail.)
Pour commencer, il est très important de lire attentivement le texte. Il faut avoir une lecture active dès le début et chercher à résumer le texte, en identifiant quelles sont les parties (ou moments) et quelle est la fonction de chacune dans l’argumentation du texte.
La structure du texte.
• Les connecteurs logiques (or, mais, donc, en effet,…) sont des indicateurs importants, mais ils ne délimitent pas nécessairement les grandes parties du texte. C’est le sens qui détermine les grandes articulations.
• Pour un même texte, plusieurs découpages sont possibles. Ce qui compte, c’est la manière dont vous justifiez votre découpage dans votre explication.
• Tous les cas de figure sont possibles : démonstration d’une thèse, textes narratifs, dialogues, listes, exposés sans argumentation, etc. On attend de vous que vous soyez capables d’identifier le type de texte dans sa singularité.
Il existe cependant des structures plus fréquentes que d’autres :
• Enoncé d’une thèse (paradoxale), justification par un exemple et éventuellement reprise de la thèse sous une forme un peu modifiée
• Description d’une situation concrète, induction d’une thèse générale (paradoxale), et éventuellement explication ou nouvelle illustration ou déduction d’une conséquence qui apparaît comme une seconde thèse.
Plan de travail :
• Découper le texte en parties
• Résumer chacune de ces parties en une phrase afin d’obtenir le plan général du texte.
• Résumer l’ensemble du texte en une seule phrase synthétique qui pourrait servir de titre : c’est la thèse de l’auteur.
• Chercher à quel(s) thème(s) philosophique(s) se rapporte cette thèse.
Rédaction :
• Enoncer le thème philosophique, la thèse de l’auteur et les moments successifs de son argumentation.
• Construire autant de parties que vous en avez repéré dans le texte.
• La dernière partie doit reposer sur la discussion de la thèse de l’auteur : ce n’est pas une critique, mais une mise en perspective de sa thèse (éventuellement faire appel à d’autres auteurs ayant développé une thèse différente sur le même thème).
Le but du commentaire de texte est de montrer que le texte vous donne à réfléchir. Il faut donc souligner son intérêt.
Attention
• Ce n’est pas l’auteur que vous discutez, mais le texte.
• Exercez votre esprit critique mais restez humbles.
• La discussion repose sur la problématisation du texte.
• Mieux vaut ne pas faire de discussion plutôt que de revenir à la doxa critiquée par l’auteur.
Les quatre erreurs fatales à éviter.
• Ne pas se servir du texte comme prétexte à la réflexion. C’est une erreur fréquente de s’emparer du thème du texte et de la traiter sous la forme d’une dissertation. Au contraire, le texte est le seul guide, et il convient de ne jamais s’en éloigner, ni de le détourner.
• Eviter la paraphrase, c’est-à-dire bavarder, répéter autrement, ce qui se trouve déjà dans le texte.
• Proscrire le commentaire mot à mot qui, en mettant tout sur le même plan (l’essentiel et l’accessoire), détruit le sens du texte. Un terme n’a de sens que dans son contexte et ne peut s’expliquer pour lui-même, dans l’ignorance de ce qui l’entoure.
• Ne pas se précipiter dans la critique et la condamnation systématique. Il s’agit d’abord d’épouser la pensée de l’auteur, d’en montrer toute la profondeur, avant une éventuelle prise de distance. La critique malveillante témoigne souvent d’une incompréhension de la position véritable de l’auteur.
L’introduction de l’explication de texte
Tout texte est paradoxal, c’est-à-dire qu’il s’oppose à une opinion commune, à un préjugé (ou à la thèse d’un autre philosophe). Quel est ce préjugé, et pourquoi l’auteur le dénonce-t-il, quel problème y voit-il ? Voilà ce qu’il faut exposer dès le début de l’explication, pour permettre au lecteur de savoir de quoi l’on parle et quel est le problème philosophique traité. L’introduction a donc pour fonction de présenter le paradoxe du texte.
Présentation d’une introduction d’explication de texte.
1. Une phrase générale exprimant la « doxa », l’opinion commune qui est dénoncée par l’auteur. C’est en l’énonçant que vous mettrez en place le fond sur lequel le texte étudié va prendre son relief et son sens.
2. Une phrase d’introduction au texte : par exemple : « Le texte de (…) est donc paradoxal puisqu’il nous invite à dépasser ce préjugé… ». (C’est une formulation parmi d’autres. Ce qui compte, c’est de faire ressortir l’opposition du texte au préjugé énoncé d’abord).
3. Une phrase justifiant brièvement la thèse du texte, ou soulignant la nécessité d’examiner de plus près le problème posé.
4. L’annonce du plan de l’explication : une phrase pour présenter chaque partie du texte. Par exemple :
o « Nous analyserons d’abord le premier temps du texte… » : identification de ce premier temps, son statut formel (thèse, exemple, question) et son contenu.
o « Dans un second temps… » : identification de ce second temps, statut formel et contenu.
o Etc., selon le nombre de parties selon lequel vous avez décomposé le mouvement du texte.
La conclusion de l’explication de texte.
Rédiger une conclusion doit être une suite naturelle de votre réflexion visant à faire comprendre au lecteur que vous considérez que cette réflexion a atteint sa limite. Il s’agit de rappeler le strict nécessaire pour faire apparaître cette « limite ». Vous faîtes comprendre au lecteur que vous pourriez pousser encore plus loin la réflexion, mais que cela vous entraînerait à sortir du sujet de départ.
La conclusion vient à la suite de la discussion. C’est le moment où, après avoir éventuellement critiqué le texte, vous faîtes la part des choses pour rappeler ses mérites et montrer que votre propre critique a ses limites.
La conclusion a donc pour but de formuler le résultat de votre réflexion et de l’ouvrir sur un nouveau problème possible.
mardi 16 septembre 2008
Les 10 types de sujet au bac philosophie
Les sujets qui invitent à construire une définition.
Exemple : Qu’est-ce qu’une évidence ?
Il s’agit dans ces sujets, d’une problématique relative à l’essence. Au terme d’une problématique (les deux premières parties), vous devez répondre à la question en troisième partie, c’est-à-dire donner une définition univoque. S’il n’y a pas de définition possible, il faut expliquer pourquoi. La première tâche consiste à transformer la question en problème. Pour cela, il faut partir d’une définition immédiate, non réfléchie.
Exemple : est évident ce qui me paraît indubitable, ce dont je ne peux pas douter. Puis soulever une objection : mais ce qui me paraît indubitable peut être faux, ne serait-ce que parce que j’oublie des raisons de douter. D’où le problème : comment distinguer l’évidence de la pseudo-évidence ? Y a-t-il un critère d’évidence ? Y a-t-il une évidence de l’évidence ?
Les questions qui commencent par « Peut-on ».
« Peut-on » a deux sens possibles : Est-il possible effectivement ? et A-t-on le droit ?
Suivant les sujets, la problématique différera.
Exemple : Peut-on tout dire ? signifie « A-t-on le droit de tout dire ? »
Autre exemple : Peut-on parler pour ne rien dire ? signifie « Est-il possible de parler pour ne rien dire ? »
Répondre à la question en troisième partie au terme d’une problématique.
Les questions qui commencent par « Pourquoi ».
« Pourquoi a deux sens possibles : Pour quelles raisons ? et Dans quel but ?
Deux types de problématiques donc : l’une relative à la causalité, voire au fondement ; l’autre à la finalité.
Exemple de sujet : Pourquoi parle-t-on ? Problématique relative à la finalité.
Autre exemple : Pourquoi obéit-on aux lois ? Problématique relative à la causalité, aux fondements. En l’absence de lois, c’est la loi du plus fort qui s’impose. L’une des raisons de la loi, c’est de protéger les faibles. Une autre raison est de permettre la coexistence d’être libres.
Les sujets qui commencent par « Faut-il ».
« Faut-il » a trois sens : Est-il nécessaire ? (nécessité objective et subjective), A-t-on raison ? (est-ce rationnel, est-ce raisonnable ?) et Est-ce un devoir ?
Trois sortes de problématiques donc : l’une relative à la nécessité ; la deuxième relative à la raison ; la troisième relative au devoir.
Exemple de sujet : Faut-il n’admettre comme vrai que ce qui peut être prouvé ? Problématique relative à la nécessité.
Autre exemple : Faut-il laisser une place à la fantaisie dans la conduite de la vie ? Problématique relative à la raison.
Dernier exemple : Faut-il toujours dire la vérité ? Problématique au devoir.
Les sujets qui commencent par « Existe-t-il ».
Exemple : L’inconscient existe-t-il ?
Ce type de sujet vous demande de réfléchir sur le rapport entre un concept et l’existence effective de la chose qui y correspond. L’inconscient, par exemple, a été défini par Freud. Ce dernier en prouve l’existence. Dans la première partie, on définira l’inconscient et on exposera les preuves de Freud. En deuxième partie, on mènera la critique de ces preuves. En troisième partie, on tranchera.
Les sujets qui mettent deux notions en parallèle.
Exemple : Savoir et croire.
On développera d’abord les rapports d’opposition entre les deux notions. Puis on montrera que les choses sont plus complexes (il n’y a pas de savoir sans croyance). En troisième partie, on essaiera de préciser au mieux les véritables rapports entre le savoir et la croyance (liens d’interdépendance).
Fais attention : l’ordre des notions est important. Le sujet savoir et croire diffère du sujet croire et savoir. Dans l’un, on vous demande de définir le savoir par rapport à la croyance. Dans l’autre, la croyance par rapport au savoir.
On peut parfois essayer d’envisager les rapports d’infériorité ou de supériorité.
Exemple : le beau naturel et le beau artistique. On peut poser la question : le beau naturel est-il supérieur au beau artistique.
Exemple de plan : thèse (le beau naturel est supérieur au beau artistique), antithèse (le beau artistique est supérieur au beau naturel), synthèse (il n’y a de beauté qu’artistique).
Les sujets sous forme de proposition.
Exemple : L’homme a-t-il une nature ?
Ce genre de sujet appelle un plan dialectique : thèse, antithèse, synthèse. En enlevant le point d’interrogation, on obtient la thèse : l’homme a une nature. Il s’agit de trouver la contradictoire : l’homme n’a pas de nature, il a une culture. On développera d’abord la thèse proposée par le sujet, puis la thèse opposée. On tranchera en troisième partie. Le même sujet peut se présenter sous forme d’alternative.
Exemple : L’art est-il imitation ou création.
Ici la thèse et la contradictoire vous sont données.
Les sujets qui mettent jeu plusieurs notions du programme.
Exemple : La politique est-elle affaire de technique ?
On a ici deux notions du programme : la politique et la technique, mais le sujet vous demande de vous interroger essentiellement sur la politique.
Exemple de problématique : La politique est-elle affaire de technique ou de morale ?
Plan possible : la politique est affaire de technique, référence à Machiavel ; la politique est affaire de morale, référence à Platon ; la politique est le pratique du droit qui a pour tâche de rendre possible la coexistence d’êtres libres, référence à Kant.
Les sujets sous forme de citation.
Exemple : Que pensez-vous de cette réflexion de Rousseau : « la liberté est l »obéissance à la loi qu’on s’est prescrite » ?
Un tel sujet ne peut être traité si tu ignores tout de la thèse de Rousseau. En première partie, il s’agit de développer la thèse de l’auteur dans son apparence immédiate. Dans une deuxième partie, on tentera de problématiser (objections, thèse opposée). Dans une troisième partie, on montrera, la plupart du temps, en quel sens la thèse de l’auteur est vraie.
Les questions, triviales ou atypiques, apparemment sans lien avec le programme.
Exemple : Demain le soleil se lèvera. Qu’en pensez-vous ?
Sujet déroutant pour le candidat qui ne sait pas que cette proposition est extraite d’une œuvre de Hume : la proposition Demain le soleil se lèvera n’est pas évidente par elle-même (le contraire est un fait inconcevable). Les vérités des faits sont uniquement constatées par l’expérience. Le problème posé est donc celui de la connaissance. Dire « demain », c’est aller au-delà de ce qui est donné dans une expérience.
D’où la problématique : la connaissance dérive-t-elle entièrement de l’expérience ? Jusqu’à quel point peut-elle s’affranchir de l’expérience ? La connaissance de Hume et de Kant est ici requise.
Exemple : Qu’est-ce qu’une évidence ?
Il s’agit dans ces sujets, d’une problématique relative à l’essence. Au terme d’une problématique (les deux premières parties), vous devez répondre à la question en troisième partie, c’est-à-dire donner une définition univoque. S’il n’y a pas de définition possible, il faut expliquer pourquoi. La première tâche consiste à transformer la question en problème. Pour cela, il faut partir d’une définition immédiate, non réfléchie.
Exemple : est évident ce qui me paraît indubitable, ce dont je ne peux pas douter. Puis soulever une objection : mais ce qui me paraît indubitable peut être faux, ne serait-ce que parce que j’oublie des raisons de douter. D’où le problème : comment distinguer l’évidence de la pseudo-évidence ? Y a-t-il un critère d’évidence ? Y a-t-il une évidence de l’évidence ?
Les questions qui commencent par « Peut-on ».
« Peut-on » a deux sens possibles : Est-il possible effectivement ? et A-t-on le droit ?
Suivant les sujets, la problématique différera.
Exemple : Peut-on tout dire ? signifie « A-t-on le droit de tout dire ? »
Autre exemple : Peut-on parler pour ne rien dire ? signifie « Est-il possible de parler pour ne rien dire ? »
Répondre à la question en troisième partie au terme d’une problématique.
Les questions qui commencent par « Pourquoi ».
« Pourquoi a deux sens possibles : Pour quelles raisons ? et Dans quel but ?
Deux types de problématiques donc : l’une relative à la causalité, voire au fondement ; l’autre à la finalité.
Exemple de sujet : Pourquoi parle-t-on ? Problématique relative à la finalité.
Autre exemple : Pourquoi obéit-on aux lois ? Problématique relative à la causalité, aux fondements. En l’absence de lois, c’est la loi du plus fort qui s’impose. L’une des raisons de la loi, c’est de protéger les faibles. Une autre raison est de permettre la coexistence d’être libres.
Les sujets qui commencent par « Faut-il ».
« Faut-il » a trois sens : Est-il nécessaire ? (nécessité objective et subjective), A-t-on raison ? (est-ce rationnel, est-ce raisonnable ?) et Est-ce un devoir ?
Trois sortes de problématiques donc : l’une relative à la nécessité ; la deuxième relative à la raison ; la troisième relative au devoir.
Exemple de sujet : Faut-il n’admettre comme vrai que ce qui peut être prouvé ? Problématique relative à la nécessité.
Autre exemple : Faut-il laisser une place à la fantaisie dans la conduite de la vie ? Problématique relative à la raison.
Dernier exemple : Faut-il toujours dire la vérité ? Problématique au devoir.
Les sujets qui commencent par « Existe-t-il ».
Exemple : L’inconscient existe-t-il ?
Ce type de sujet vous demande de réfléchir sur le rapport entre un concept et l’existence effective de la chose qui y correspond. L’inconscient, par exemple, a été défini par Freud. Ce dernier en prouve l’existence. Dans la première partie, on définira l’inconscient et on exposera les preuves de Freud. En deuxième partie, on mènera la critique de ces preuves. En troisième partie, on tranchera.
Les sujets qui mettent deux notions en parallèle.
Exemple : Savoir et croire.
On développera d’abord les rapports d’opposition entre les deux notions. Puis on montrera que les choses sont plus complexes (il n’y a pas de savoir sans croyance). En troisième partie, on essaiera de préciser au mieux les véritables rapports entre le savoir et la croyance (liens d’interdépendance).
Fais attention : l’ordre des notions est important. Le sujet savoir et croire diffère du sujet croire et savoir. Dans l’un, on vous demande de définir le savoir par rapport à la croyance. Dans l’autre, la croyance par rapport au savoir.
On peut parfois essayer d’envisager les rapports d’infériorité ou de supériorité.
Exemple : le beau naturel et le beau artistique. On peut poser la question : le beau naturel est-il supérieur au beau artistique.
Exemple de plan : thèse (le beau naturel est supérieur au beau artistique), antithèse (le beau artistique est supérieur au beau naturel), synthèse (il n’y a de beauté qu’artistique).
Les sujets sous forme de proposition.
Exemple : L’homme a-t-il une nature ?
Ce genre de sujet appelle un plan dialectique : thèse, antithèse, synthèse. En enlevant le point d’interrogation, on obtient la thèse : l’homme a une nature. Il s’agit de trouver la contradictoire : l’homme n’a pas de nature, il a une culture. On développera d’abord la thèse proposée par le sujet, puis la thèse opposée. On tranchera en troisième partie. Le même sujet peut se présenter sous forme d’alternative.
Exemple : L’art est-il imitation ou création.
Ici la thèse et la contradictoire vous sont données.
Les sujets qui mettent jeu plusieurs notions du programme.
Exemple : La politique est-elle affaire de technique ?
On a ici deux notions du programme : la politique et la technique, mais le sujet vous demande de vous interroger essentiellement sur la politique.
Exemple de problématique : La politique est-elle affaire de technique ou de morale ?
Plan possible : la politique est affaire de technique, référence à Machiavel ; la politique est affaire de morale, référence à Platon ; la politique est le pratique du droit qui a pour tâche de rendre possible la coexistence d’êtres libres, référence à Kant.
Les sujets sous forme de citation.
Exemple : Que pensez-vous de cette réflexion de Rousseau : « la liberté est l »obéissance à la loi qu’on s’est prescrite » ?
Un tel sujet ne peut être traité si tu ignores tout de la thèse de Rousseau. En première partie, il s’agit de développer la thèse de l’auteur dans son apparence immédiate. Dans une deuxième partie, on tentera de problématiser (objections, thèse opposée). Dans une troisième partie, on montrera, la plupart du temps, en quel sens la thèse de l’auteur est vraie.
Les questions, triviales ou atypiques, apparemment sans lien avec le programme.
Exemple : Demain le soleil se lèvera. Qu’en pensez-vous ?
Sujet déroutant pour le candidat qui ne sait pas que cette proposition est extraite d’une œuvre de Hume : la proposition Demain le soleil se lèvera n’est pas évidente par elle-même (le contraire est un fait inconcevable). Les vérités des faits sont uniquement constatées par l’expérience. Le problème posé est donc celui de la connaissance. Dire « demain », c’est aller au-delà de ce qui est donné dans une expérience.
D’où la problématique : la connaissance dérive-t-elle entièrement de l’expérience ? Jusqu’à quel point peut-elle s’affranchir de l’expérience ? La connaissance de Hume et de Kant est ici requise.
Méthodologie : la dissertation
1. Le paradoxe du sujet et sa problématique.
• Le paradoxe du sujet : face à un sujet de philosophie, vous devez identifier la tension interne dont le sujet est porteur, c’est-à-dire ce qui le rend intéressant (et si vous ne le trouvez pas intéressant, abstenez-vous de la dire car c’est à vous de rendre le sujet intéressant pour le lecteur : c’est l’exercice de la dissertation).
• Problématiser, c’est montrer le caractère paradoxal du sujet, faire apparaître un « problème » là où on n’en voit pas à première vue. Problématiser, c’est l’objectif de la philosophie : montrer que des choses apparemment évidentes recouvrent en fait quantité de problèmes.
• Pour élaborer une problématique, vous devez vous poser les questions suivantes :
1. Quel est le préjugé visé par le sujet ?
2. Comment critiquer ce préjugé ?
3. Y a-t-il moyen d’aller plus loin que cette simple critique (et de la critiquer à son tour) ?
Et vous avez votre plan ! C’est pourquoi il est si important d’identifier le paradoxe du sujet : tout se construit ensuite à partir de lui.
• La problématique, c’est la manière dont va être traité le sujet, le problème posé et la recherche de la solution. C’est donc l’objectif que vous vous fixez, ce que vous vous proposez de démontrer au terme de votre dissertation.
• Attention : ne pas confondre la « question » posée par le sujet (avec le point d’interrogation), et le « problème » qui lui est sous-jacent (qui n’est pas forcément énoncé sous forme de question). Ce serait comme confondre la question « Comment aller à Paris ? » et la liste des obstacles que l’on peut rencontrer sur la route.
• Dans une problématisation, tous les aspects de la définition du concept ne sont pas d’égale importance : c’est à vous de choisir ce qui est important pour mettre en valeur le sujet que vous traitez.
2. Le travail de définition.
• La valeur d’une copie repose en partie sur votre capacité à expliquer les définitions des notions sur lesquelles vous travaillez. Souvent, la sujet prend la forme d’une question (ex : le silence ne dit-il rien ?). Vous avez parfois tendance à chercher à répondre directement à la question sans expliquer les notions qu’impliquent le sujet. Vous faites alors une liste d’arguments dans un sens, puis une autre liste dans l’autre sens, sans voir qu’une même notion peut avoir plusieurs définitions. Pour pouvoir répondre à la question posée, vous devez vous demander quel est le sens des notions utilisées, et ne pas faire comme si c’était une évidence.
• Répondre sans réfléchir aux arguments amène à mélanger les arguments et à ne pas véritablement les justifier. En revanche, si vous partez de définitions explicites, le correcteur sait sur quoi s’appuient les réponses.
• Attention : il ne suffit pas de recopier les définitions du dictionnaire dans l’introduction ou dans la première partie, et ne plus s’en servir par la suite. Si vous posez ces définitions, c’est pour vous en servir par la suite, pour les questionner, pour voir s’il n’y en a pas d’autres possibles qui mènent à d’autres réponses possibles.
• On peut dire qu’une dissertation procède par hypothèses successives :
1. 1ère partie : 1ère hypothèse de réponse au sujet à partir d’une 1ère définition des notions.
2. 2ème partie : 2ème hypothèse de réponse à partir d’une définition obtenue par remise en question de la première.
3. 3ème partie : tentative de réponse à la question à partir d’une définition qui se veut plus complète, plus compréhensive des notions du sujet.
• Le but de la dissertation est de parvenir à une définition plus unitaire, moins parcellaire ou caricaturale que les définitions proposées dans les premières parties. Vous n’apportez pas LA réponse au sujet et LA définition des notions concernées mais – et c’est déjà bien – vous avez apporté des arguments qui rendent les objections plus difficiles (mais pas impossibles !).
3. Les références et les citations.
• Un des critères d’évaluation est votre capacité à utiliser des références philosophiques (citations, exemples) en les intégrant dans votre propre raisonnement.
• L’utilisation d’un exemple pour illustrer une thèse n’est pas là pour « faire beau » : le but est de prouver ou de justifier la thèse que vous défendez.
• La référence à un auteur n’a d’intérêt que si vous l’expliquez.
• Les références ne sont pas des obligations, mais c’est l’occasion de montrer que vous savez des choses et que vous êtes capables de les réutiliser pour votre propre réflexion.
• Attention :
1. Ne pas citer un auteur comme vérité sans aller plus loin (ex : Aristote l’a dit, donc c’est vrai).
2. Laisser une citation sans explication comme si tout était clair.
3. Accumuler une série de citations plus ou moins équivalentes : ça fait catalogue.
4. Faire tout ça à la fois…
• L’exemple décrit une situation concrète : c’est à vous d’élaborer une justification, une interprétation en fonction du sens que vous voulez donner à l’exemple. Car l’exemple ne prouve pas la valeur universelle de la thèse qu’il illustre. C’est votre dissertation qui va examiner s’il n’existe pas des contre-exemples. La dissertation est donc une recherche d’exemples et de contre-exemples.
• Vous pouvez prendre un auteur comme représentant d’une certaine thèse philosophique. Mais ne faites pas parler l’auteur à votre place. Il faut examiner, à travers l’exposé de sa pensée, une certaine possibilité philosophique. Pour schématiser, vous pouvez construire votre dissertation avec un auteur par partie. Votre dissertation serait alors comme trois petits commentaires de textes (s’il y a trois parties) mis bout à bout et articulés autour d’une problématique commune.
• Références et exemples n’ont de sens que s’ils sont expliqués : il faut expliquer leur sens et préciser au correcteur ce qu’ils apportent à votre raisonnement. Ce n’est pas du « copier-coller » mais une réflexion.
• Comment introduire un exemple :
1. Introduction de la citation : résumé de ce qui précède et du problème auquel vous êtes arrivés.
2. 1ère citation : résumé du problème.
3. Reprise des termes de la citation pour faire progresser l’analyse.
4. 2ème citation : résolution du problème par l’auteur.
5. Analyse des termes de la citation.
6. Conclusion : résolution personnelle du problème.
4. La structure et le plan.
• Autre critère d’évaluation important : votre capacité à construire un plan. Vous devez avoir des idées, mais surtout savoir les ordonner, créer une dynamique de la pensée, qui expose les termes d’un problème et permet d’arriver à une proposition de solution.
• Structure générale d’une dissertation :
1. Position d’un problème (introduction).
2. Hypothèse de réponse (1ère partie).
3. Examen des limites de la 1ère hypothèse et proposition d’une 2ème hypothèse (2ème partie).
4. Tentative de résolution de la contradiction entre la 1ère et la 2ème hypothèse par proposition d’une 3ème hypothèse (3ème partie).
• Attention à la formule thèse-anti-thèse-synthèse : vous ne proposez pas une thèse (affirmation qui se donne pour vraie) mais une hypothèse (supposition de réponse possible). Il ne s’agit pas de démontrer une chose et son contraire (c’est-à-dire se contredire), mais d’examiner des argumentations contradictoires (faire progresser votre réflexion sur un problème en essayant d’atteindre une solution).
• La 3ème partie n’est pas un compromis de la 1ère et de la 2ème partie : elle consiste à proposer une solution au problème posé dans l’introduction qui n’a pas bien été résolu par les deux premières parties.
5. L’introduction.
• Introduire un sujet, c’est montrer l’intérêt du sujet, c’est-à-dire comprendre pourquoi il pose problème, et voir quel va être le cheminement pour traiter et tenter de résoudre ce problème.
• Plan d’introduction :
1. Doxa : opinion commune, courante, facile à admettre en ce qui concerne le sujet.
Par définition… ou D’après l’opinion commune… ou On a coutume de dire que.. + énoncé de la doxa
2. Paradoxe avec l’intitulé exact du sujet entre guillemets. C’est ce qui rend le sujet problématique. Introduire un sujet, c’est montrer au correcteur que le sujet sort de l’ordinaire.
La question [intitulé du sujet] peut donc paraître paradoxale puisqu’elle laisse entendre que… [quelque chose de contraire à la doxa]
3. Justification du sujet : contre-paradoxe montrant que le sujet n’est pas aussi illogique qu’il paraît.
Toutefois, cette question est justifiée puisque… [contre-paradoxe = justification du sujet]
4. Annonce du plan et de la problématique : le plan reprend les éléments que vous venez de mettre en évidence. La problématique est donc la manière dont vous allez résoudre le problème (ou paradoxe).
Nous verrons dans un premier temps…[élaboration de la doxa] Puis, dans un second temps… [élaboration du paradoxe] Enfin, dans une dernière partie…[énoncé de la manière dont vous comptez résoudre le problème]
6. La conclusion.
• La conclusion de la dissertation sert à rappeler que la solution apportée en troisième partie n’est pas « la » vérité finale, mais une thèse qui peut donner lieu à de nouvelles problématisations (qu’il appartiendrait à une autre dissertation de traiter).
• Il faut répéter ce qui est nécessaire pour introduire un nouveau problème.
7. Conseils de méthode le jour de l’épreuve (4 heures).
• Le choix du sujet (10 à 15 minutes) : ne vous précipitez pas sur le sujet qui vous semble le plus facile, c’est peut-être une erreur. Lisez attentivement les trois sujets proposés et essayez d’imaginer les développements que vous pourriez faire par la suite.
• Recherche des idées en vrac (20 minutes) : notez sur un brouillon tout ce qui vous vient à l’esprit (idées personnelles, références possibles à des auteurs ou à des textes, souvenirs littéraires, emprunts à l’histoire ou à l’actualité, exemples, etc.).
• Elaboration du plan (40 à 45 minutes) : il faut maintenant mettre les idées en ordre. Vous devez avoir à l’esprit l’idée directrice du sujet et la formuler clairement, et parvenir à « classer » vos idées, exemples, etc. pris en note dans les différentes parties et sous-parties. Vous devez également penser aux transitions qui permettront de passer d’un argument au suivant. Ne jamais bâcler un plan.
• Rédaction de l’introduction (10 minutes) : cf. plus haut.
• Rédaction du reste de la copie (2 heures et demie) : vous devez avoir le plan sous les yeux. Il s’agit maintenant de formuler et d’expliciter vos idées et arguments. Formulez clairement, évitez le jargon inutile et le style trop familier. Pas de généralités (de tous temps… les philosophes… on pense que… les hommes… l’humanité…).
• Relecture (10 minutes) : une copie avec le moins de fautes d’orthographe et de grammaire donne une bien meilleure impression au correcteur.
• Le paradoxe du sujet : face à un sujet de philosophie, vous devez identifier la tension interne dont le sujet est porteur, c’est-à-dire ce qui le rend intéressant (et si vous ne le trouvez pas intéressant, abstenez-vous de la dire car c’est à vous de rendre le sujet intéressant pour le lecteur : c’est l’exercice de la dissertation).
• Problématiser, c’est montrer le caractère paradoxal du sujet, faire apparaître un « problème » là où on n’en voit pas à première vue. Problématiser, c’est l’objectif de la philosophie : montrer que des choses apparemment évidentes recouvrent en fait quantité de problèmes.
• Pour élaborer une problématique, vous devez vous poser les questions suivantes :
1. Quel est le préjugé visé par le sujet ?
2. Comment critiquer ce préjugé ?
3. Y a-t-il moyen d’aller plus loin que cette simple critique (et de la critiquer à son tour) ?
Et vous avez votre plan ! C’est pourquoi il est si important d’identifier le paradoxe du sujet : tout se construit ensuite à partir de lui.
• La problématique, c’est la manière dont va être traité le sujet, le problème posé et la recherche de la solution. C’est donc l’objectif que vous vous fixez, ce que vous vous proposez de démontrer au terme de votre dissertation.
• Attention : ne pas confondre la « question » posée par le sujet (avec le point d’interrogation), et le « problème » qui lui est sous-jacent (qui n’est pas forcément énoncé sous forme de question). Ce serait comme confondre la question « Comment aller à Paris ? » et la liste des obstacles que l’on peut rencontrer sur la route.
• Dans une problématisation, tous les aspects de la définition du concept ne sont pas d’égale importance : c’est à vous de choisir ce qui est important pour mettre en valeur le sujet que vous traitez.
2. Le travail de définition.
• La valeur d’une copie repose en partie sur votre capacité à expliquer les définitions des notions sur lesquelles vous travaillez. Souvent, la sujet prend la forme d’une question (ex : le silence ne dit-il rien ?). Vous avez parfois tendance à chercher à répondre directement à la question sans expliquer les notions qu’impliquent le sujet. Vous faites alors une liste d’arguments dans un sens, puis une autre liste dans l’autre sens, sans voir qu’une même notion peut avoir plusieurs définitions. Pour pouvoir répondre à la question posée, vous devez vous demander quel est le sens des notions utilisées, et ne pas faire comme si c’était une évidence.
• Répondre sans réfléchir aux arguments amène à mélanger les arguments et à ne pas véritablement les justifier. En revanche, si vous partez de définitions explicites, le correcteur sait sur quoi s’appuient les réponses.
• Attention : il ne suffit pas de recopier les définitions du dictionnaire dans l’introduction ou dans la première partie, et ne plus s’en servir par la suite. Si vous posez ces définitions, c’est pour vous en servir par la suite, pour les questionner, pour voir s’il n’y en a pas d’autres possibles qui mènent à d’autres réponses possibles.
• On peut dire qu’une dissertation procède par hypothèses successives :
1. 1ère partie : 1ère hypothèse de réponse au sujet à partir d’une 1ère définition des notions.
2. 2ème partie : 2ème hypothèse de réponse à partir d’une définition obtenue par remise en question de la première.
3. 3ème partie : tentative de réponse à la question à partir d’une définition qui se veut plus complète, plus compréhensive des notions du sujet.
• Le but de la dissertation est de parvenir à une définition plus unitaire, moins parcellaire ou caricaturale que les définitions proposées dans les premières parties. Vous n’apportez pas LA réponse au sujet et LA définition des notions concernées mais – et c’est déjà bien – vous avez apporté des arguments qui rendent les objections plus difficiles (mais pas impossibles !).
3. Les références et les citations.
• Un des critères d’évaluation est votre capacité à utiliser des références philosophiques (citations, exemples) en les intégrant dans votre propre raisonnement.
• L’utilisation d’un exemple pour illustrer une thèse n’est pas là pour « faire beau » : le but est de prouver ou de justifier la thèse que vous défendez.
• La référence à un auteur n’a d’intérêt que si vous l’expliquez.
• Les références ne sont pas des obligations, mais c’est l’occasion de montrer que vous savez des choses et que vous êtes capables de les réutiliser pour votre propre réflexion.
• Attention :
1. Ne pas citer un auteur comme vérité sans aller plus loin (ex : Aristote l’a dit, donc c’est vrai).
2. Laisser une citation sans explication comme si tout était clair.
3. Accumuler une série de citations plus ou moins équivalentes : ça fait catalogue.
4. Faire tout ça à la fois…
• L’exemple décrit une situation concrète : c’est à vous d’élaborer une justification, une interprétation en fonction du sens que vous voulez donner à l’exemple. Car l’exemple ne prouve pas la valeur universelle de la thèse qu’il illustre. C’est votre dissertation qui va examiner s’il n’existe pas des contre-exemples. La dissertation est donc une recherche d’exemples et de contre-exemples.
• Vous pouvez prendre un auteur comme représentant d’une certaine thèse philosophique. Mais ne faites pas parler l’auteur à votre place. Il faut examiner, à travers l’exposé de sa pensée, une certaine possibilité philosophique. Pour schématiser, vous pouvez construire votre dissertation avec un auteur par partie. Votre dissertation serait alors comme trois petits commentaires de textes (s’il y a trois parties) mis bout à bout et articulés autour d’une problématique commune.
• Références et exemples n’ont de sens que s’ils sont expliqués : il faut expliquer leur sens et préciser au correcteur ce qu’ils apportent à votre raisonnement. Ce n’est pas du « copier-coller » mais une réflexion.
• Comment introduire un exemple :
1. Introduction de la citation : résumé de ce qui précède et du problème auquel vous êtes arrivés.
2. 1ère citation : résumé du problème.
3. Reprise des termes de la citation pour faire progresser l’analyse.
4. 2ème citation : résolution du problème par l’auteur.
5. Analyse des termes de la citation.
6. Conclusion : résolution personnelle du problème.
4. La structure et le plan.
• Autre critère d’évaluation important : votre capacité à construire un plan. Vous devez avoir des idées, mais surtout savoir les ordonner, créer une dynamique de la pensée, qui expose les termes d’un problème et permet d’arriver à une proposition de solution.
• Structure générale d’une dissertation :
1. Position d’un problème (introduction).
2. Hypothèse de réponse (1ère partie).
3. Examen des limites de la 1ère hypothèse et proposition d’une 2ème hypothèse (2ème partie).
4. Tentative de résolution de la contradiction entre la 1ère et la 2ème hypothèse par proposition d’une 3ème hypothèse (3ème partie).
• Attention à la formule thèse-anti-thèse-synthèse : vous ne proposez pas une thèse (affirmation qui se donne pour vraie) mais une hypothèse (supposition de réponse possible). Il ne s’agit pas de démontrer une chose et son contraire (c’est-à-dire se contredire), mais d’examiner des argumentations contradictoires (faire progresser votre réflexion sur un problème en essayant d’atteindre une solution).
• La 3ème partie n’est pas un compromis de la 1ère et de la 2ème partie : elle consiste à proposer une solution au problème posé dans l’introduction qui n’a pas bien été résolu par les deux premières parties.
5. L’introduction.
• Introduire un sujet, c’est montrer l’intérêt du sujet, c’est-à-dire comprendre pourquoi il pose problème, et voir quel va être le cheminement pour traiter et tenter de résoudre ce problème.
• Plan d’introduction :
1. Doxa : opinion commune, courante, facile à admettre en ce qui concerne le sujet.
Par définition… ou D’après l’opinion commune… ou On a coutume de dire que.. + énoncé de la doxa
2. Paradoxe avec l’intitulé exact du sujet entre guillemets. C’est ce qui rend le sujet problématique. Introduire un sujet, c’est montrer au correcteur que le sujet sort de l’ordinaire.
La question [intitulé du sujet] peut donc paraître paradoxale puisqu’elle laisse entendre que… [quelque chose de contraire à la doxa]
3. Justification du sujet : contre-paradoxe montrant que le sujet n’est pas aussi illogique qu’il paraît.
Toutefois, cette question est justifiée puisque… [contre-paradoxe = justification du sujet]
4. Annonce du plan et de la problématique : le plan reprend les éléments que vous venez de mettre en évidence. La problématique est donc la manière dont vous allez résoudre le problème (ou paradoxe).
Nous verrons dans un premier temps…[élaboration de la doxa] Puis, dans un second temps… [élaboration du paradoxe] Enfin, dans une dernière partie…[énoncé de la manière dont vous comptez résoudre le problème]
6. La conclusion.
• La conclusion de la dissertation sert à rappeler que la solution apportée en troisième partie n’est pas « la » vérité finale, mais une thèse qui peut donner lieu à de nouvelles problématisations (qu’il appartiendrait à une autre dissertation de traiter).
• Il faut répéter ce qui est nécessaire pour introduire un nouveau problème.
7. Conseils de méthode le jour de l’épreuve (4 heures).
• Le choix du sujet (10 à 15 minutes) : ne vous précipitez pas sur le sujet qui vous semble le plus facile, c’est peut-être une erreur. Lisez attentivement les trois sujets proposés et essayez d’imaginer les développements que vous pourriez faire par la suite.
• Recherche des idées en vrac (20 minutes) : notez sur un brouillon tout ce qui vous vient à l’esprit (idées personnelles, références possibles à des auteurs ou à des textes, souvenirs littéraires, emprunts à l’histoire ou à l’actualité, exemples, etc.).
• Elaboration du plan (40 à 45 minutes) : il faut maintenant mettre les idées en ordre. Vous devez avoir à l’esprit l’idée directrice du sujet et la formuler clairement, et parvenir à « classer » vos idées, exemples, etc. pris en note dans les différentes parties et sous-parties. Vous devez également penser aux transitions qui permettront de passer d’un argument au suivant. Ne jamais bâcler un plan.
• Rédaction de l’introduction (10 minutes) : cf. plus haut.
• Rédaction du reste de la copie (2 heures et demie) : vous devez avoir le plan sous les yeux. Il s’agit maintenant de formuler et d’expliciter vos idées et arguments. Formulez clairement, évitez le jargon inutile et le style trop familier. Pas de généralités (de tous temps… les philosophes… on pense que… les hommes… l’humanité…).
• Relecture (10 minutes) : une copie avec le moins de fautes d’orthographe et de grammaire donne une bien meilleure impression au correcteur.
lundi 8 septembre 2008
Mémo : Qu’est-ce qu’une dissertation de philosophie et comment la réussir ?

« La dissertation est l’étude méthodique et progressive des diverses dimensions d’une question donnée. À partir d’une première définition de l’intérêt de cette question et de la formulation du ou des problèmes qui s’y trouvent impliqués, l’élève développe une analyse suivie et cohérente correspondant à ces problèmes, analyse nourrie d’exemples et mobilisant avec le discernement nécessaire les connaissances et les instruments conceptuels à sa disposition. […]
Dissertation et explication de texte sont deux exercices complets, qui reposent d’abord sur l’acquisition d’un certain nombre de normes générales du travail intellectuel, telles que l’obligation d’exprimer ses idées sous la forme la plus simple et la plus nuancée possible, celle de n’introduire que des termes dont on est en mesure de justifier l’emploi, celle de préciser parmi les sens d’un mot celui qui est pertinent pour le raisonnement que l’on conduit, etc. Les deux exercices permettent de former et de vérifier l’aptitude de l’élève à utiliser les concepts élaborés et les réflexions développées, ainsi qu’à transposer dans un travail philosophique personnel et vivant les connaissances acquises par l’étude des notions et des œuvres. La maîtrise des distinctions contenues dans la liste des repères aide l’élève à analyser et à comprendre les sujets et les textes proposés à la réflexion et à construire un propos conceptuellement organisé.»
Qu’est-ce qu’un problème philosophique ?
Il n’existe pas de problème en soi, il n’y a de problème qu’à partir du moment où une formulation explicite des difficultés à été donnée.
Problématiser, c’est repérer les configurations conceptuelles diverses, voire opposées, qui sous-tendent la question posée par le sujet.
Le problème n’est pas donné dans l’énoncé.
Le problème que la dissertation aborde correspond à une difficulté de nature théorique à laquelle vous cherchez une résolution.
Penser, c’est penser les différences.
Qu’est-ce qu’une analyse suivie ?
Il s’agit de votre travail de réflexion.
Le problème que la dissertation aborde correspond à une difficulté de nature théorique à laquelle vous cherchez une résolution, éventuellement pratique.
La réflexion réfléchit sur elle-même : en pensant quelque chose, la pensée se pense elle-même. C’est la spécificité de la pensée philosophique.
Toute pensée qui cherche la vérité dépasse la situation particulière du sujet pour tendre vers un sens valable partout et toujours.
L’écriture est le lieu de la réflexivité, le retour de la pensée sur elle-même, et du travail de la langue.
Il s’agit d’une étude approfondie d’un problème philosophique auquel vous tentez d’apporter une réponse construite, argumentée, cohérente et réfléchie.
Il s’agit de la démonstration construite que vous élaborez tout au long de votre devoir dans le but d’apporter une réponse au problème posé par le sujet. Cette réponse toujours critiquable, vous la soutenez fermement, mais non obstinément, montrant ainsi que vous êtes prêt à faire des concessions à vos adversaires… s’il le faut, ouverture d’esprit oblige !
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne pas se comporter comme si la réponse à la question était évidente. Si elle l’était, on ne vous la poserait pas en sujet de dissertation !
Ne pas répondre par « oui » ou par « non ».
Ne pas se contenter de la réponse qu’apporterait l’opinion commune à la question posée par le sujet.
Ce qu’il faut faire
Commencer par chercher à quelle notion(s) au programme renvoie le sujet.
Définir les termes importants du sujet.
Chercher quel problème « se cache » derrière le sujet.
Envisager comment le problème peut-être compris, abordé, traité, c’est-à-dire dans quel domaine il se réfléchit : scientifique, religieux, moral, politique, etc.
Prendre en considération les différentes manières qui ont déjà été proposées pour tenter de répondre au problème.
Prendre en compte la réponse que vous, vous proposeriez pour répondre au problème, et chercher quelles sont les objections que l’on pourrait vous faire.
Chercher quelles sont les conséquences qui découleront de votre thèse.
C’est philosophiquement que l’on traite un sujet de philosophie.
Qu’est-ce qu’une dissertation de philosophie et comment la réussir ?

A partir de la définition donnée dans le Bulletin Officiel, relevez les expressions importantes :
« La dissertation est l’étude méthodique et progressive des diverses dimensions d’une question donnée. À partir d’une première définition de l’intérêt de cette question et de la formulation du ou des problèmes qui s’y trouvent impliqués, l’élève développe une analyse suivie et cohérente correspondant à ces problèmes, analyse nourrie d’exemples et mobilisant avec le discernement nécessaire les connaissances et les instruments conceptuels à sa disposition. »
1. Etude méthodique et progressive
2. Diverses dimensions d’une question donnée
3. Première définition
4. La formulation du ou des problèmes
5. Analyse suivie et cohérente
6. Analyse nourrie d’exemples
7. Mobilisant des connaissances et des instruments conceptuels
Quelles sont les expressions qui renvoient au travail de problématisation ?
1. Diverses dimensions d’une question donnée
2. La formulation du ou des problèmes
3. Correspondant à ces problèmes
A partir des exigences exprimées dans le Bulletin Officiel à propos de la dissertation de philosophie, relevez les expressions importantes :
« Dissertation et explication de texte sont deux exercices complets, qui reposent d’abord sur l’acquisition d’un certain nombre de normes générales du travail intellectuel, telles que l’obligation d’exprimer ses idées sous la forme la plus simple et la plus nuancée possible, celle de n’introduire que des termes dont on est en mesure de justifier l’emploi, celle de préciser parmi les sens d’un mot celui qui est pertinent pour le raisonnement que l’on conduit, etc. »
1. L’obligation d’exprimer ses idées sous la forme la plus simple et la plus nuancée possible
2. N’introduire que des termes dont on est en mesure de justifier l’emploi
3. Préciser parmi les sens d’un mot celui qui est pertinent pour le raisonnement que l’on conduit
A partir des exigences exprimées dans le Bulletin Officiel, quelles aptitudes l’élève de cet exercice permet-il de vérifier ?
« Les deux exercices permettent de former et de vérifier l’aptitude de l’élève à utiliser les concepts élaborés et les réflexions développées, ainsi qu’à transposer dans un travail philosophique personnel et vivant les connaissances acquises par l’étude des notions et des œuvres. »
1. Utiliser les concepts élaborés
2. Réflexions développées
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