mardi 30 septembre 2008

N’oublions pas la Colombie…

Cruda realidad carcelaria

En Colombia la realidad carcelaria, es cruda. En los últimos años, el hacinamiento penitenciario se ha disparado abruptamente al punto que hoy asciende a 40%. Los centros de reclusión del país tienen una capacidad para 50.000 personas, pero actualmente la población carcelaria sobrepasa las 70.000.

Un informe de la Defensoría del Pueblo revela que "el hacinamiento es uno de los factores que contribuyen a la violación de todos los derechos fundamentales de las personas privadas de la libertad". "Parecen perros enjaulados, es una situación muy difícil la que viven las personas, hay personas que están enfermas", relata un ex convicto colombiano que pidió no revelar su nombre y que, luego de estar detenido -en condiciones de hacinamiento- en una cárcel de Ecuador, fue repatriado a Colombia para terminar de cumplir su condena en La Picota, una de las prisiones en Bogotá. "Personas de edad que están ahí tras las rejas parecen perros pegados a los barrotes a ver quien les da comida o cualquier cosa", le dijo este ex preso a BBC Mundo. El informe de la Defensoría además indicó que en 1990 la sobrepoblación penal era de 14%, mientras que ya para 2001 había crecido a 37% y desde entonces no ha disminuido.

Causas y efecto
Juan Álvarez, experto en el tema de prisiones y quien trabaja desde hace 15 años en el programa "En el Corazón del Patio", de la Universidad Nacional, dice que las causas del hacinamiento son varias. "Los grandes dividendos económicos que pensaba la gente que podría conseguir metiéndose a pequeño o gran narcotraficante, traqueto (vendedor de drogas en la calle), o servir de aliado a las múltiples facciones y ramas que había abierto el narcotráfico en Colombia, dejaron un legado muy grande de criminalidad en el país", expresó el especialista. "Pero además hay que incluir a las bandas organizadas y la necesidad de sobrevivir que tiene la gente en la calle", explicó Álvarez a BBC Mundo.

Según este analista, la solución que ha ofrecido el gobierno ha sido construir más prisiones. "Mientras que en la calle se está produciendo un fenómeno de criminalidad muy grande, actualmente está ingresando un caudal de personas a prisión, por lo que el aumento del hacinamiento es grandísimo y los centros no se dan abasto", aseveró Álvarez.
El modelo de las cárceles en Colombia cambió a finales de la década pasada por un convenio entre el gobierno colombiano y el estadounidense. Este acuerdo buscaba la capacitación de los guardias penitenciarios por parte del FBI (organismo federal de investigaciones estadounidense) y generó la creación del Grupo de Reacción Inmediata (GRI), que según Álvarez, lo que ha hecho es "reprimir" a los reclusos cada vez que hay algún desorden. [...]

Source : http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/hi/spanish/specials/2005/carceles/newsid_4404000/4404818.stm

La prison aux Etats-Unis : la santé.

A leur sortie de prison ou de maison d’arrêt, les repris de justice américains reçoivent entre 2 et 200 dollars de « gate money » (argent de sortie) pour les aider à redémarrer, leurs vêtements et un billet d’autocar pour rallier la ville où ils sont tenus de résider. Mais bon nombre d’entre eux sortent de détention avec un tout autre bagage : sur les quelque 9 millions de détenus libérés au cours de l’année 2002, plus de 1,3 million étaient porteurs du virus de l’hépatite C, 137 000 étaient contaminés par le virus du sida (VIH) et 12 000 avaient la tuberculose. Ces chiffres - fournis par la Commission nationale sur la santé pénitentiaire - représentent respectivement 29 %, 13 % à 17 % et 35 % du nombre total d’Américains touchés par ces maladies. Depuis des années, les chercheurs en santé publique sonnent l’alarme : l’épidémie d’incarcération qui balaye le pays s’accompagne d’une « incubation massive » de maladies infectieuses dans les centres de détention.

Ces chiffres, impressionnants, n’ont rien de surprenant. Nombre de comportements qui valent d’être jeté en prison - l’injection de drogues, la prostitution ou la violence contre les personnes - sont également des vecteurs de ces maladies à transmission sexuelle ou sanguine. Il s’ensuit qu’un banal coup de filet policier se traduit par l’arrestation de personnes gravement malades ou en passe de le devenir. Une fois celles-ci jetées derrière les barreaux, les comportements à risques perdurent, mais sans le minimum de protections éventuellement prises à l’extérieur : puisque les rapports homosexuels, les drogues et la violence contreviennent à la loi dans les prisons, tout matériel lié à ces pratiques - seringues, aiguilles, eau de Javel, préservatifs ou protections de latex - relève de la contrebande (même de l’eau propre pour le rinçage du matériel est difficile à obtenir).

Résultat, un système de débrouille de la part des détenus, qui entraîne une pénurie de matériel d’injection et, partant, le partage généralisé des « seringues » de fortune (bricolées à partir de cartouches d’encre, de pailles et de cordes de guitare). En l’absence de préservatifs, les rapports sexuels, forcés ou consentis, se font couramment sans protection. En outre, le tatouage et le piercing, activités relativement à l’abri du danger de transmission du VIH ou de l’hépatite C dans les officines commerciales, deviennent des pratiques à haut risque en milieu carcéral. En effet, elles y sont interdites par la loi et le matériel nécessaire y est strictement proscrit ; il est donc précieusement conservé en secret et partagé par les détenus.
La décoration corporelle est une activité fortement valorisée et hautement ritualisée chez les détenus, pour qui « le tatouage crée des représentations permanentes de l’identité qui ne peuvent être confisquées par les autorités ; elles sont autant d’affirmations positives de soi dans un environnement foncièrement négatif ». Elle est aussi un moyen de signaler visuellement l’affiliation de chacun à tel gang ou telle clique, et donc de se distinguer parmi une foule d’individus anonymes et interchangeables. Illégales en prison, les activités impliquant l’usage d’aiguilles s’opèrent donc dans la clandestinité et sont, pour cette raison, sous-déclarées. Les chercheurs estiment toutefois que le tatouage concerne un nombre de prisonniers plus important que l’injection intraveineuse de drogues et pourrait bien constituer la première voie de transmission du virus du sida et de l’hépatite C derrière les barreaux.

Le problème est justement que, trop souvent, les détenus ignorent les mécanismes élémentaires de transmission, de prévention et de traitement des maladies virales. Souvent, ils ne bénéficient d’aucune couverture médicale avant leur mise sous écrou. Aux Etats-Unis, l’assurance-maladie est en effet tributaire du bon vouloir de l’employeur, qui l’offre à ses salariés en contrepartie d’une cotisation mensuelle prélevée sur le salaire. L’aide médicale gratuite, destinée aux indigents, exclut tout traitement visant la toxicomanie, les affections mentales et certaines autres maladies graves. […]

Megan Comfort, Le Monde Diplomatique, juin 2003.
Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2003


Au cœur de la sanction, l’enfermement : Les Etats-Unis malades de leurs prisons

Selon les statistiques rendues publiques le 8 avril 2003 par le ministère de la justice, la France n’a jamais connu autant de détenus : 59 155 personnes sont incarcérées - pour 48 603 places ! - dans 185 établissements pénitentiaires. Caractéristique d’époques de crise économique, l’exigence sécuritaire se renforce, alimentée par les politiciens en quête de voix. L’année électorale 2002 a ainsi été marquée par une forte croissance de la population carcérale : du 1er septembre 2001 au 1er septembre 2002, le nombre de détenus a augmenté de 14 %. Accroissement de la durée d’emprisonnement, moindre recours aux réductions de peine et aux libérations conditionnelles, allongement de la détention provisoire, l’institution judiciaire évite la réflexion sur sa mission de réinsertion et les moyens d’éviter l’incarcération des personnes pour lesquelles elle est inutile ou nuisible (Lire « Le sens de la peine » et « Petites et grandes réformes »). Le gouvernement de droite a annoncé la création de 28 prisons d’ici à 2007 pour porter la capacité du parc pénitentiaire à 60 000 détenus. A ce rythme effréné, entendrait-on égaler le « modèle » américain ? On compte, aux Etats-Unis, près de deux millions de personnes incarcérées - 700 détenus pour 100 000 habitants. Mais cet emprisonnement de masse des pauvres pose plus de problèmes qu’il n’en résout.


Un adulte américain sur cent est en prison

Avec 2,3 millions de personnes incarcérées, 1% de la population américaine adulte se trouve derrière les barreaux. Un taux, révélé par le Pew Research Center, qui constitue à la fois un record dans l'histoire des Etats-Unis mais également dans le monde.
Le «International Herald Tribune» souligne que ce chiffre diffère de celui du ministère américain de la Justice qui est calculé sur l'ensemble de la population et non pas celle des adultes. Ainsi, selon le taux officiel, seul un Américain sur 130 est emprisonné.
Par comparaison, la Chine, avec une population de plus d'un milliard de personnes, arrive en deuxième position avec 1,5 million de prisonniers, suivie de la Russie avec 890.000 personnes détenues.
Sur la population globale, les Etats-Unis ont un taux de 750 détenus pour 100.000 adultes et enfants. A comparer avec un taux de 93 pour l'Allemagne et de 94,73 pour la France, selon les calculs de 20minutes.fr.

Tout le monde n'est pas égal face aux barreaux
Mais derrière ce chiffre emblématique de 1% se cache de fortes disparités ethniques. Alors qu'un adulte blanc sur 106 est incarcéré, c'est un hispanique sur 36 et un noir sur 15 qui sont en prison.
Le chiffre est encore plus frappant pour les classes d'âges inférieurs. Parmi les 20-34 ans, un noir sur neuf est derrière les barreaux.
Alors que les hommes sont dix fois plus susceptibles d'être emprisonnés que les femmes, la population carcérale féminine «progresse d'une manière beaucoup plus rapide» que celle des hommes, indique également le rapport de Pew. Mais là encore, les chiffres varient en fonction de la couleur de la peau. Ainsi, une femme noire sur 100 et une hispanique sur 297 sont en prison, contre une sur 355 femmes blanches.

Source : http://www.20minutes.fr, 2 mars 2008.

La prison en France : les conditions de vie.

L’organisation des prisons françaises.

Le système carcéral français est organisé en 3 types différents d’établissements pénitentiaires. Au 1er juin 2002, la France en comptait 185 :
- 117 maisons d’arrêt (MA) réservées aux détenus ayant une peine inférieure à un an ou étant dans l’attente de leur jugement. Le climat y est le plus difficile et l’organisation la plus sévère.
- 55 centres de détention (CD) réservés quant à eux aux personnes jugées et « fixées sur leur avenir ». Les horaires y sont plus souples puisque les détenus ont souvent accès à un travail.
- 13 centres de semi-liberté autonome, permettant aux condamnés d’exercer une activité précise, de recevoir un enseignement ou une formation professionnelle.


Déroulement d’une journée type en maison d’arrêt

7 heures Dans toutes les maisons d’arrêt le rituel est le même. C’est l’heure légale du réveil, samedi dimanche et fête comprises. Lorsque la porte s’ouvre pour le non moins traditionnel (mais pas toujours dit) "bonjour". Il faut, au moins exécuter un tressaillement visible (très important qu’il soit visible) afin d’éviter la première parole de la journée : "Bougez". C’est vrai j’oubliais, dès fois que dans la nuit nous ayons mis fin à nos jours…

7h30 Le bruit reprend pour la distribution du petit déjeuner… Un chariot avec deux grosses gamelles contenant pour l’une un semblant de café…la chaleur, l’odeur, mais une nouvelle fois ce n’est qu’un rêve… pour l’autre gamelle c’est… un semblant de lait. Pourquoi ? c’est très simple, car dès que… l’ensemble de ces deux liquides arrivent en bouche, nous revenons très vite à la réalité. Une petite plaquette, cette fois, de vrai beurre, est également distribuée, quelques fois, un fruit est rajouté ou un laitage. Le dimanche, c’est le grand luxe à la place du café c’est un chocolat, mais identique à la remarque du café faite précédemment…
Par contre la semaine si un mouvement (rendez-vous à l’infirmerie, à l’éducateur, un parloir… etc…) est programmé le surveillant l’annonce ainsi que l’heure. Cela pour que nous soyons prêt et surtout pour que nous n’allions pas à l’atelier. Il faut que nous attendions en cellule. La sempiternelle attente qui représente 90% du temps chez le détenu, je crois même que l’on peut dire 100% du temps. Les prévenus attendent le bon vouloir des magistrats, une hypothétique remise en liberté, un jugement, un appel, tout est fait pour attendre, attente espoir, c’est cela qui permet de faire défiler les jours… de continuer à croire en la vie…
8 heures Si aucun mouvement n’a été annoncé, programmé, c’est la sortie pour l’atelier. Si nous avons la chance d’être "classé" c’est le terme employé pour toutes personnes qui travaillent en prison. Le travail permet d’oublier un peu l’enfermement, la journée passe plus vite. Le travail permet de gagner un peu d’argent… Cet argent permet de pouvoir "cantiner" (cantiner veut dire en langage clair acheter). Cantiner pour améliorer l’ordinaire, pour la télévision (55F par semaine) pour le tabac, la nourriture… Mais pour les cantines j’y reviendrai plus en détail.

Pour l’instant, je vais essayer de vous expliquer le travail carcéral. Il y a plusieurs sortes de qualification en travail carcéral
- l’auxi c’est celui qui est classé au service général. Il y a ceux qui sont affectés à la cuisine, à la lingerie, et ceux qui sont en étage ; ces derniers sont affectés à la distribution des repas, l’entretien de leur étage de leur étage, le changement des draps, des serviettes, des torchons etc… je dirai des tâches ménagères.
- Le travail en atelier ce sont des concessionnaires qui emploient des détenus pour des sommes dérisoires… Les rémunérations sont de l’ordre de quatre fois moins chères q’à l’extérieur.

Je reprendrai juste une citation faite par un détenu que Madame Anne-marie Marchetti s’est permise de reprendre dans son livre : "Pauvreté en prison. Editions Eres en 1997". "Infraction légale. Si un patron dehors donnait un tel salaire pour le même nombre d’heures de travail, il irait aux Prud’hommes ou en prison pour exploitation. Les prisonniers sont en prison parce qu’ils on violé la loi, et en prison on viole la loi et on les exploite, ce n’est peut-être pas le bon système pour donner envie de respecter la loi et ceux qui gardent les prisonniers".

Si j’ai voulu citer cette phrase, c’est tout simplement parce qu’elle est vraie et vérifiable. Dans les rapports du Sénat : "Prisons : une humiliation pour la république" nous pouvons lire "On cite avec horreur l’exemple de Fresnes où à une époque les détenus étaient payés pour découdre des étiquettes "made in Taiwan" et recoudre des étiquettes "made in France". Ce n’était pas très pédagogique.
Alors que penser lorsque l’on est témoin, acteur de ce genre d’emploi ? … Où est la justice ? En qui croire ? Certainement pas en la justice. Surtout lorsque l’on pense que certains détenus sont là pour… contre façon.

Le retour des ateliers s’effectue vers 11h30. Pendant cette matinée "les inoccupés" ont droit à deux heures de promenade. Selon la maison d’arrêt, la taille de la cour de promenade varie.
11h30 Le retour en cellule signifie pour les plus chanceux, du courrier (cordon avec l’extérieur). Le courrier a été déposé par le surveillant dans la boîte aux lettres. Boîte aux lettres est un grand mot, très souvent elle est "fabriquée" avec une découpe dans une boîte de lessive et collée à la porte de la cellule. Nous pouvons presque dire boîte magique. En effet elle sert aussi pour les bons de cantine. Les bons de cantine sont ramassés le matin par l’auxi au moment du petit déjeuner.
Revenons donc sur les cantines. Il y a tellement de choses à en dire. Pour essayer d’être clair, je vais faire référence au guide du prisonnier qui est fait par l’Observatoire International des Prisons.

Tout d’abord qu’est ce que la cantine ? C’est la "boutique" de l’établissement pénitentiaire où le détenu peut acheter divers objets ou denrées dans la limite de ses moyens financiers (part disponible de son compte nominatif). Cette possibilité de "cantiner" s’exerce sous le contrôle du chef d’établissement et dans les conditions prévues par le règlement intérieur qui fixe les jours, heures, modalités des commandes et des livraisons.
Comment sont fixés les prix des produits vendus en cantine ? Les prix sont fixés périodiquement par le chef d’établissement sauf en ce qui concerne quelques produits comme le tabac, le pain et les journaux, ils tiennent compte des frais exposés par l’administration pour la manutention et la préparation.
Cette réglementation entraîne d’importantes disparités dans les prix pratiques dans les établissements pénitentiaires. Les prix pratiqués en cantine sont donc très souvent supérieurs à ceux du marché. Dans tous les cas, ils doivent être portés à la connaissance des détenus, c’est à dire indiqués sur les bons de commande.

Source : http://www.prison.eu.org/

A quoi sert la prison ?

Les buts des prisons varient selon les époques et surtout les sociétés. La plupart du temps, il s'agit :

• de protéger la société des éléments dangereux
• de décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi
• de rééduquer le détenu de manière à le réinsérer
• de soulager les victimes
• de faire taire les opposants politiques. Ce but est principalement visé dans les dictatures, mais les démocraties sont parfois, elles aussi, accusées d'agir de même avec des militants politiques
• d'empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès, on parle alors de détention provisoire.

Autrefois, la prison servait également à enfermer les malades mentaux de manière à les isoler de la société. Depuis, la majorité des pays disposent d'hôpitaux psychiatriques. Mais les prisons contiennent une population relativement importante de personnes ayant des troubles mentaux.

Source : wikipédia.org

N'y aurait-il pas certains aspects qui primeraient plus que d'autres ?

La prison n’est-elle qu’une privation de liberté ?


Carandiru, Hector Babenco, Brésil, 2003, (2004, France)

Carandiru, la plus grande prison du Brésil, mais aussi une des plus violentes d’Amérique du Sud, était située à Sao Paulo. Inaugurée par le maire de l’époque en 1956, conçue pour n’abriter que 3 000 prisonniers à la fois dans de bonnes conditions et être une prison modèle, dans les faits ce centre pénitentiaire accueillait plus de 8 000 prisonniers ! Autant dire que les conditions de détentions n’étaient vraiment plus adaptées, ni à montrer en exemple.
Le quotidien des détenus de Carandiru se résumait à la drogue, aux bagarres, aux meurtres dans l’enceinte de la prison. Un détenu sur 5 était atteint du sida, mais les soins étaient loin d’être à la hauteur.
L’épisode le plus sombre de cette triste histoire eu lieu en 1992, le 2 octobre. Connu sous le nom de Massacre à Carandiru. Ce jour-là les prisonniers ont tenté une rébellion pour dénoncer leurs conditions de vie dans la prison. L’émeute devenue incontrôlable, la police militaire est entrée en jeu, et sur les 111 détenus morts ce 2 octobre, 102 furent tués par les balles des policiers. Ce jour noir est resté dans les mémoires.
Les prisonniers ne sont pas les seuls à avoir dénoncé les pratiques contraires aux droits de l’Homme dans ce centre. Drauzio Varella, médecin à Carandiru de 1989 à 2001 a écrit un livre (Estação Carandiru) sur son expérience, les conditions de vie déplorables des détenus. Le réalisateur Hector Babenco a tourné un film, une adaptation du livre dans l’enceinte même de Carandiru, avant que celle-ci ne soit détruite le 9 décembre 2002.
Depuis, le site est en reconstruction, mais il ne s’agit pas de prison. Cet endroit est maintenant dédié à un parc pour les jeunes, pour leur permettre de pratiquer des activités en extérieur.



Massacre do Carandiru completa 15 anos e permanece impune
"Os PMs dispararam contra os presos com metralhadoras, fuzis e pistolas automáticas, visando principalmente a cabeça e o tórax. Na operação também foram usados cachorros para atacar os detentos feridos. Ao final do confronto foram encontrados 111 detentos mortos: 103 vítimas de disparos (515 tiros ao todo) e 8 mortos devido a ferimentos promovidos por objetos cortantes", constatou a pesquisa. Houve ainda 153 feridos, sendo 130 detentos e 23 policiais militares. Nenhum policial foi morto.
Cerca de 80% das vítimas do massacre esperavam por uma sentença definitiva da Justiça, ou seja, não tinham sido condenados. Só nove deles haviam recebido penas acima de 20 anos. 51 dos presos mortos tinham menos de 25 anos e 35 tinham entre 29 e 30 anos. Dos detentos recolhidos na Casa de Detenção, 66% eram condenados por assalto e 8% por homicídio.
Quando a perícia chegou ao local da violência policial, os responsáveis pelo massacre haviam modificado a cena do crime, destruindo provas valiosas que teriam possibilitado a atribuição de responsabilidade pelas mortes a indivíduos específicos. Civis foram proibidos de irem até os andares superiores do Pavilhão 9, enquanto a PM dava ordens aos detentos para que removessem os corpos dos corredores e celas a fim de empilhá-los no 1° andar.
De acordo com a análise da perícia, só 26 detentos foram mortos fora de suas celas. A maioria deles foi atingida na parte superior do corpo, em regiões letais como cabeça e coração. Dos 103 mortos por arma de fogo, 126 receberam balas na cabeça, o pescoço foi alvo de 31 balas, e as nádegas levaram 17. Os troncos tiveram 223 tiros. "Os exames de balística informam que os alvos sugerem a intenção premeditada de matar", disse a pesquisa.
E acrescentou: "a tese de que houve confronto armado entre policias militares e detentos não é sustentada pelas provas dos autos do processo. A legítima defesa alegada pela cúpula da Polícia Militar não tem fundamento nos fatos". O laudo do Instituto de Criminalística concluiu que: "Em todas as celas examinadas, as trajetórias dos projéteis disparados indicavam atirador(es) posicionado(s) na soleira das celas, apontando sua arma para os fundos ou laterais. Não se observou quaisquer vestígios que pudessem denotar disparos de armas de fogo realizados de dentro para fora das celas".
Source : http://www.inesc.org.br/noticias/noticias-gerais/2007/outubro-2007/massacre-do-carandiru-completa-15-anos-e-permanece-impune/ 31.10.2007
Source : http://www.amnestyinternational.be/doc/article7127.html

Brésil - Acquittement du principal responsable du massacre de Carandiru
(AFP)
jeudi 16 février 2006, 8h49
SAO PAULO (AFP) - Le tribunal de Sao Paulo a acquitté mercredi le colonel à la retraite de la police militarisée (PM), Ubiratan Guimaraes, condamné auparavant à 632 ans de réclusion pour sa responsabilité dans la mort de 111 détenus lors d’une mutinerie dans la prison de Carandiru en 1992, a annoncé un porte-parole de ce tribunal. Par 20 voix pour et trois contre, le tribunal a annulé la sentence prononcée en 2001 et annoncé l’acquittement de Guimaraes alléguant qu’il y avait eu "une erreur" et que le procès avait été "politique" à l’époque, a indiqué cette source. Photo agrandir la photo
Le parquet de Sao Paulo avait accusé Ubiratan Guimaraes d’être le responsable du massacre. Il était à la tête, le 2 octobre 1992, de l’opération lancée contre une mutinerie à la Maison d’arrêt de Carandiru (Etat de Sao Paulo) qui abritait 2.000 détenus. Au cours de l’opération, 111 prisonniers avaient été tués par la police. L’opération s’était soldée également par 153 blessés dont 23 policiers. Passé d’un tribunal militaire à un tribunal civil après un changement de législation, le procès avait été suspendu en 1994 quand Ubiratan avait été élu député de l’Etat de Sao Paulo. Il avait repris en 2001 et le colonel avait été condamné à 632 ans de prison. Guimaraes avait alors fait appel et attendait en liberté le nouveau jugement.
Le colonel à la retraite est encore député de l’Etat de Sao Paulo pour le Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (PSDB, opposition), la formation de l’ancien président Fernando Henrique Cardoso. Il appartient au groupe de soutien au gouverneur de Sao Paulo, Geraldo Alckmin (PSDB), candidat à la candidature pour la présidence de la république à l’élection d’octobre prochain.
Le colonel a toujours nié être le responsable du massacre. Il a reconnu néanmoins avoir laissé entrer 300 hommes des forces anti-émeutes armés de mitraillettes dans la prison.
La décision du Tribunal a été qualifiée mercredi "d’énorme absurdité politique" par le procureur Felipe Lopes Cavalcanti, qui a déjà annoncé que le parquet ferait appel.
Le Mouvement national des droits de l’Homme a déploré que 84 policiers impliqués dans le massacre n’aient toujours pas été jugés en raison de recours successifs présentés et que 29 autres, tous des gradés dont plusieurs occupent encore des postes au sein de la police militarisée, n’ont même pas fait l’objet d’un procès. Ils avaient été accusés de lésions corporelles légères, des délits qui ont déjà prescrit.
Conçue en 1956 pour abriter 500 détenus, la prison de Carandiru qui a été fermée en 2002 a abrité jusqu’à 7.000 détenus et était devenue la plus grande d’Amérique Latine.

Source : http://apa.online.free.fr/breve.php3?id_breve=1470

dimanche 28 septembre 2008

Petite aide pour la dissertation de mercredi "Peut-on tout exprimer ?"



Bah oui, c’est vrai ça, peut-on tout exprimer ? Mais ceci n’est pas une problématique. Et non !
Donc on va s’y prendre logiquement, méthodologiquement. On y va.




Analyse du sujet

Je suis gentille, je vous donne déjà une base d’analyse.

 A quel type de sujet appartient ce sujet ?
Les questions qui commencent par « Peut-on ».« Peut-on » a deux sens possibles : Est-il possible effectivement ? et A-t-on le droit ? Suivant les sujets, la problématique différera.
« A-t-on le droit de tout exprimer ? »
« Est-il possible de tout exprimer ? »

Répondre à la question en troisième partie au terme d’une problématique.
 Quels sont les mots importants pour traiter ce sujet ?
tout – exprimer

 Analyse des liens des termes entre eux (y a-t-il des termes plus importants que d’autres, quels sont leur(s) sens).
exprimer = différent de communiquer ou transmettre
= extérioriser une idée grâce à des mots ou des gestes (comment rendre sensible au mieux ce que je pense, rapport pensée / langage
= faire savoir quelque chose à autrui
tout = tout est-il exprimable ? (différent d'exprimer quelque chose)


Ecrire tout ce qui vient à l’esprit concernant ce sujet

Là, c’est à vous de jouer. Passez-y au moins 15 minutes, prenez comme bases le cours, votre livre, votre tête…


Définition de la problématique

Mais justement, c’est quoi une problématiqueeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bon, comme vous avez pu vous en rendre compte, ce n’est pas évident. Et malheureusement, il n’y a pas de solution miracle, sinon ça se saurait. Le secret, c’est l’entraînement. Et oui, donc ce n’est pas anormal si cela vous paraît infaisable. C’est donc ce qu’on va faire cette année, s’entraîner. Et bien sûr, ça va prendre du temps, il ne faut pas vous décourager, mais au contraire vous entêter, ça paye à la fin. Courage…


Quelques trucs tout de même…
Reformuler avec vos propres mots la question qui vous est posée :
 Utiliser des synonymes,
 Inverser le rapport entre les termes quand il s’agit d’une comparaison,
 Substantiver les verbes, et inversement,
 Détailler les implications ou les sous-entendus d’un terme, d’une notion
Etc.… Tout est possible !
La seule règle absolue : se demander constamment si ses propos sont en relation directe avec le sujet.

Bon, j’espère que ça vous aura un peu aidé pour la dissertation à rendre la semaine prochaine. Et comme le secret, c’est l’entraînement, je vous proposer un nouveau sujet que vous pouvez (c’est fortement conseillé, d’autant que, rappelez-vous, vous devez me rendre au moins 2 mini-devoirs par trimestre) me rendre le mercredi 8 octobre.

"Le langage ne fait-il que dire des choses ?"

Et voilà : problématique, plan détaillé (et détaillé, ça veut dire 3 parties avec chacune 2 ou 3 sous-parties, elles-mêmes composées d’une idée directrice, d’un exemple, d’une référence à une théorie philosophique (si possible)), introduction, conclusion.

Ah oui, une dernière chose, pensez PROGRESSION.

lundi 22 septembre 2008

Comme c'est difficile la problématique...

Bon, je viens de terminer de corriger vos premiers devoirs de philo et... Je n'en dis pas plus. Juste qu'il faudrait que vous vous attachiez aux méthodes, même si vous ne les utilisez plus par la suite. Au début, ça aide, si, si. C'est lorsqu'on maîtrise bien une méthodologie qu'on peut s'en détacher.

Quelques petits conseils rapides : pensez à la progression de votre réflexion, allez voir les "10 types de sujets au bac philo", faites trois parties, pensez que le sujet fait allusion au langage, mais pas uniquement, arrêtez de me parler de liberté d'expression, oubliez le copier-coller du cours, pensez par vous-mêmes.

Bon courage pour l'introduction et la conclusion.